Il sentit la terre se dérober sous lui, sentiment d'un étrange vertige qui s'installe & vous rends plus imparfait encore quand on voudrait être si présent.

 Il sentit la terre se dérober sous lui, sentiment d’un étrange vertige qui s’installe & vous rends plus imparfait encore quand on voudrait être si présent.
Son enfance ; Elle y était à l'étroit comme tous les enfants que la vie fait grandir trop vite. Comme toi, elle était l'otage de son apparence & de ce foutu sablier dont les grains ne s'écoulaient pas assez vite.

- Elle était malheureuse ?
- Impétueuse ! C'est l'impatience qui tue l'enfance.
- Alors ?
- Alors l'enfance devient un parcours d'une longueur insupportable.
- Alors pourquoi ne peut-on pas devenir adulte tout de suite ?
- Parce que l'enfance a ses vertus. Elle nous sert à construire les fondations de nos rêves & de nos vies. C'est dans cette mémoire que tu viendras puiser tes forces, fouiller tes colères, entretenir tes passions, & bien souvent repousser les frontières de tes peurs & de tes limites.




Certaines blessures de l'enfance ne cicatrisent pas, elles se font oublier, le temps de nous laisser grandir, pour mieux ressurgir plus tard.



Marc Lévy. Où es-tu?

# Posté le mardi 04 novembre 2008 10:16

Ce garçon me plaisait, mais à peine, tranquillement, parce que je savais que je ne l'aimerais jamais et qu'il y avait ce vide en moi qui m'empêcherait d'aimer jamais quelqu'un comme j'avais aimé Adrien.Il me plaisait comme un fruit ou une chanson, comme moi aussi, je crois, je lui plaisais. Rien de grave

Ce garçon me plaisait, mais à peine, tranquillement, parce que je savais que je ne l'aimerais jamais et qu'il y avait ce vide en moi qui m'empêcherait d'aimer jamais quelqu'un comme j'avais aimé Adrien.Il me plaisait comme un fruit ou une chanson, comme moi aussi, je crois, je lui plaisais.  Rien de grave
Je m'acharne à lutter, à gagner sans cesse sur le présent, sur l'instant à vivre avec toi, parce que pour moi, il n'y a pas d'existence future. Tout les faux pas, toutes les erreurs, toutes les impossibilités sont graves, je ne dispose que d'une seule vie, déjà fortement entamée. Tout les jours perdus abîment un peu plus ce qu'elle aurait pu être, ce qu'elle n'a pas été. Être soudain son propre destin pour aboutir aux sources de soi-même. Oublier les bâtisseurs de vies qui foulent nos existences, les parents, les amis, tous les proches qui n'ont rien vu, rien compris, tous ces spectateurs impuissants d'un drame qui leur échappe. Oublier les gêneurs de la vie, les grands saboteurs de l'existence pour entrer de plain-pied dans le plaisir d'être.

Jacques Salomé - Je m'appelle toi


[...]


Elle se disait que le mieux serait peut-être de ne plus jamais aimer. Pouvoir tout effacer, oublier les promesses, recracher ce poison au goût de trahison. Combien de jours faudrait-il, cette fois encore, pour cicatriser ? Surtout, ne pas penser maintenant aux week-ends à venir. Réapprendre à contrôler les battements de son c½ur quand on croit voir l'autre au détour d'un carrefour. Ne pas baisser les yeux parce qu'un couple s'embrasse sur un banc devant vous. Et ne plus jamais, jamais attendre que le téléphone sonne. S'empêcher d'imaginer la vie de celui qu'on a aimé. Par pitié, ne pas le voir lorsqu'on ferme les yeux, ne pas penser à ses journées. Hurler que l'on est en colère, qu'on vous a trompée. Que sera devenu le temps de la tendresse, des mains qui se croisaient quand on marchait ensemble ?

Marc Lévy - Mes amis mes amours


J'aurais voulu te dire tellement de choses, enlever, cette distance qu'il y avait toujours entre nous. J'aurais pu te dire tellement de choses, te le crier, même, oui j'en aurais été capable. J'aurais sûrement, dû le faire, le fait est que maintenant tu n'en, sauras jamais rien. Mais qui sait, peut-être que tu, l'a toujours su au fond de toi, sûrement...


# Posté le samedi 25 octobre 2008 14:42

On reconnaît le bonheur au bruit qu'il fait lorsqu'il s'en va !

Aucun des deux ne croit au destin. Ils ne croient qu'au hasard qui, pour une fois, a bien fait les choses.
Ils prennent même plaisir à remarquer qu'il ne s'en est fallu que d'un cheveu qu'ils soient passés à côté l'un de l'autre sans jamais se voir. Cent fois ils revivent la scène de leur rencontre. Sam lui explique qu'il ne traverse normalement jamais Times Square pour rentrer. Juliette raconte qu'elle non plus n'avait pas prévu de sortir, que tout s'était précipité au dernier moment, par un étrange concours de circonstances.
Décidément, la vie est bien faites, pensent-ils en bénissant les caprices du hasard.

[...]


Sam est fasciné par l'énergie & la gaieté de Juliette. Elle est douée pour la vie. Lui Non. Tout, dans son histoire personnelle, l'incite à se méfier des instants de bonheur comme s'ils étaient contre nature. Depuis toujours, il s'est conditionné pour être capable d'accepter le pire & il a du mal à faire tomber ses défenses. Le bonheur n'était pas prévu dans son agenda. Il ne l'attendait pas. En tout cas, pas sous cette forme. Et le bonheur est si fugace.

[...]


Pourquoi croise-t-on des milliers de personnes & ne s'éprend-on que d'une seule ?

Guillaume Musso, Sauve-moi.

On reconnaît le bonheur au bruit qu’il fait lorsqu’il s’en va !

# Posté le samedi 18 octobre 2008 14:16

Ne couvrez pas cette tombe, des roses qu'elle aimait tant ; Pourquoi l'enivrer de roses qu'elle ne peut ni voir, ni sentir ?! Mary Higgins Clark, Ce que vivent les roses.

Ne couvrez pas cette tombe, des roses qu’elle aimait tant ; Pourquoi l’enivrer de roses qu’elle ne peut ni voir, ni sentir ?! Mary Higgins Clark, Ce que vivent les roses.
Avant je mettais un point d'honneur à ne jamais reconnaître que ça n'allait pas. [...] Les gens qui me parlaient de dépression & de mal-être, ça me semblait complètement abstrait, je pensais que tous ces médocs, tous ces psys & tous ces discours, c'était pour les faibles. Je ne comprenais pas qu'on puisse être malheureux sans réagir, je ne comprenais pas qu'on puisse faire la gueule, prendre 10 ans d'un coup, qu'on puisse un beau jour cesser d'avoir envie de sourire pour la galerie.

[...]

J'ai vécu 2 mois & demi dans une abnégation totale à la limite du masochisme, & je trouvais ça normal, normal de m'empêcher de pleurer ou de rire devant elle, normal d'être une merde, normal de ne pas aller me foutre sous les roues de la 1ère bagnole par respect pour sa douleur à elle...


Là tu commences à te dire, Les Italiens sont moins crispés que nous, ils sont plus directs, plus posés, mieux plantés que nous, ils assument mieux leurs latinité, on les dits frimeur mais c'est tout simplement qu'ils se font plaisir sans se préoccuper autant que nous de ce que les autres vont penser de leurs soi-disant excès, ils n'ont pas le cul entre deux chaises, EUX.


Nicolas Fargues, J'étais derrière toi.

# Posté le samedi 04 octobre 2008 12:23

Nous Ne Sommes Jamais Aussi Mal Protégé Contre La Souffrance Que Lorsque Nous Aimons Freud.

Nous Ne Sommes Jamais Aussi Mal Protégé Contre La Souffrance Que Lorsque Nous Aimons Freud.
Pablo sonne à la porte.

Pablo:Bon Alors Qu'est-Ce Qu'On Fait?
Louise:Je... Je Ne Sais Pas !
Pablo:Eh, Bien Moi Je Sais
Louise:Ah ?
Pablo:C'est Lui Ou Moi.
Louise:Bon.
Pablo:Lui Ou Moi ?
Louise:Je Ne Sais Pas.
Pablo:Tu Sauras Quand ?
Louise:Demain.
Pablo:Pourquoi Demain ?
Louise:Parce Que.
Pablo:Qu'est-Ce Qui Va Se Passer D'Ici Demain ?
Louise:Rien...
Pablo:Ben Alors ?
Louise:Alors D'accord.
Pablo:Quoi D'accord ?
Louise:D'accord C'est Toi.
Pablo:c'est Moi ?
Louise:C'est Toi.
Gabriel:C'est Qui ? Crie Gabriel Qui Sort De La Chambre.
Justine Lévy, Rien De Grave.



Il A L'énergie De Ceux Qui Savent Que Le Temps Est Compté Mais Qui N'en Font Pas Non Plus Une Histoire. Il Court Sur Les Battements Du Coeur, Mais Un Coeur Qui Change De Rythme Tout Le Temps, Sans S'annoncer, Par Surprise. Pas Le Temps Il Dit , On A Pas Le Temps D'Avoir De La Peine, Pas Le Temps D'être Triste, Ni D'Avoir Peur, Le Danger Est Passé, Tu Vois, On L'a Échappé Belle Mais On Est Passés, On A Juste Le Temps De S'aimer & De S'embrasser.

[...]

La Vie C'est Qu'un Jour, Je Le Quitterais Ou Il Me Quittera. Je lui Préférerais Quelqu'un D'autre Ou Il En Aura Marre De Moi, & Ce Sera Triste Mais Ce Ne Sera Pas Tragique. Et Puis La Tristesse Passera, Elle Aussi, Comme Le Bonheur, Comme Ta Vie, Comme Les Souvenirs Qu'on Oublie Pour Moins Souffrir Ou Qu'on Mélange a Ceux Des Autres Ou Avec Ses Mensonges.

[...]

Tu Vois, Louise, On Recommence, Il M'a Dit Ce Matin. C'est Ça Qui Compte Recommencer. Je Ne L'aime Pas Comme J'aime Adrien. La Vie Est Un Brouillon, Finalement. Chaque Histoire Est Le Brouillon De La Prochaine, On Rature, On Rature, & Quand C'est À Peu Près Propre & Sans Coquilles, C'est Fini, On N'a Plus Qu'à Partir, C'est Pour Ça Que La Vie Est Longue. Rien De Grave


Justine Lévy, Rien De Grave.



# Posté le dimanche 27 juillet 2008 17:22